L’intégration du jardin dans ce site naturel et boisé était notre souci premier. Il ne fallait pas rompre
l’équilibre entre milieu sauvage et paysagé par un décorum trop artificiel.
C’est donc un labyrinthe de charmes changeant en toute saison, taillé tout en douceur qui fait la liaison entre le théâtre classique des pivoines et la roseraie sauvage.
La Renaissance italienne a vu naître le labyrinthe de verdure. Notre époque n’y voit qu’un élément ludique dans les parcs d’agrément, mais son sens reste rattaché à une dimension sacrée. Les chrétiens l’ont utilisé sur les pavements des églises pour symboliser la quête spirituelle, les bouddhistes pour former les mandalas ; quant à la psychanalyse, elle y voit la plongée dans le subconscient, les épreuves fondatrices.
En effet, si l’on en juge par les menues frayeurs que se font les visiteurs, il y a toujours une petite émotion à s’aventurer dans ses méandres, mais c'est accepter de se perdre quand on sait qu’on va s'en sortir…